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    Under-score est un dispositif chorégraphique d’improvisation structurée pour 8 performeurs : 6 danseurs interprètent librement des suggestions d’improvisation données à partir d’une partition visuelle et musicale. Ces suggestions sont modifiées en temps réel par 2 autres performeurs au bords du plateau.

Il y a un jeu d’écoute entre les danseurs et les personnes qui improvisent les partitions, ce qui crée une composition collective instantanée et interactive. Les performeurs doivent sans cesse prendre position dans un dialogue intime entre liberté et contrainte. Chacun élabore ainsi ses propres stratégies pour s’approprier le dispositif en jouant avec ses règles.

La partition est projetée sur 4 écrans autour de la scène. Le spectateur peut ainsi lire les consignes en même temps que les interprètes. Il voit alors les choix des danseurs, qu’il peut com- parer à ceux qu’auraient été les siens dans la même situation. S’ouvrent alors pour lui de nouvelles possibilités d’action qui peuvent renouveler ses perceptions. Ils questionnent généralement les forces de cohésion de la société et de l’individu. Comment être libre, seul et en société ? Au final, la liberté n’existe-t-elle que grâce à la présence de contraintes ?

Under-score

Dans le noir

    Seul(e), dans un espace totalement obscur, le(a) spectateur(trice) perd ses repères habituels. Dès son entrée dans l’installation, des sons commencent à circuler autour de lui (elle) en relation avec ses mouvements. Des histoires, des voix, des indices lui suggèrent des situations inscrites dans des lieux qu’il ne peut voir. Il ne peut que les imaginer. Il doit répondre par des actions concrètes, des mouvements et des déplacements. Il est libre de ses actions, mais les sons le poursuivent, l’évitent ou l’invitent, et il tisse un dialogue fait de mouvement et de sons dans ces espaces imaginaires où il doit prendre parti, s’engager.

 

    Sous l’emprise de l’obscurité et des son, le spectateur cherche des repères afin d’apprivoiser l’espace. Mais finalement les sons  lui fournissent des éléments instables, éphémères changeants. « Dans le noir… » incite ainsi le spectateur à s’impliquer physiquement dans l’espace, et cette implication évolue au cours du temps. Le spectacteur perd ainsi le sentiment de contrôle et se trouve emporté presque malgré lui dans une danse qui lui est propre. Le dispositif développe ainsi chez le visiteur une autre perception de son corps et lui fait vivre, le temps d’une courte transe, l’expérience d’être autre.


Comment pouvons nous renouveler notre regard sur le monde, et nous réinventer sans cesse ? Comment nous définissons-nous ?

Comme réponse poétique à ces questions, Digital-flesh a créé une installation sonore interactive pour un seul spectateur, qui le confronte à sa façon d’appréhender le monde et à son imaginaire.